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Maison Favre-Leuba SA
Rue du Coq d'Inde 24 CH 2000 Neuchâtel maison@favre-leuba.ch
BASELWORLD : Halle 0.F, Stand P14 |
Favre-Leuba, scribes du temps depuis 1718 18e siècle, siècle des Lumières. L’Europe fourmille de chercheurs, d’inventeurs, de créateurs et de penseurs qui transforment avec génie leur audace en couronnements. Musiciens, artistes, philosophes et scientifiques laissent à leur temps les traces de leur courage, de leurs passions et de leurs remarquables talents.
Parmi eux, Abraham Favre, père de l’actuelle manufacture Favre-Leuba, décide de faire tourner vis et aiguilles pour concevoir ses premiers garde-temps. Ainsi, niché à La Chaux-de-Fonds dans le Jura neuchâtelois, cet ancien d’Eglise s’initie dès l’an 1718 à la complexité de l’art horloger, sous l’oeil avisé du Sieur Gagnebin, maître expérimenté.
La science horlogère en échange d’une chambre meublée, de souliers cirés et de bois pour faire chauffer la soupe; voici donc le pacte qui donna naissance à l’une des marques les plus prestigieuses de l’horlogerie suisse.
Passionné puis spécialiste, Sieur Abraham Favre fait de l’horlogerie son métier. En effet, sa profession est rapidement reconnue et officiellement enregistrée le «treizième Mars mil sept cent trente sept» au Locle. Dans un document d’archive précieusement conservé, Me Abraham Sandoz-Genton confirme ainsi que «Sieur Abram Favre, fils du Sieur Abram Favre, Ancien d’Eglise et Juge de Renfort de La Chaux-de-Fonds» est officiellement déclaré «horloger». Naissance d’une des plus anciennes maisons horlogères suisses 1737, an de grâce, qui apporte à cet artisan ingénieux la première grande consécration d’une vie vouée à la passion de l’art horloger: l’enregistrement officiel de sa manufacture, et donc la fondation d’une des premières maisons horlogères suisses. Grâce à son esprit pionnier et son travail acharné, sa petite entreprise se développe, toujours plus forte, de père en fils, huit générations durant.
Marque pluriséculaire au parcours impressionnant, Favre-Leuba ne finit pas d’étonner.
Premier Favre horloger mentionné dans les actes notariés de 1718, une manufacture officiellement enregistrée en 1737, une promotion au statut de «Maître horloger du Locle» attestée en 1751, une étroite collaboration avec Jacques-Frédéric Houriet, le père de la chronométrie suisse, jusqu’à la fin du 18e, une descendance de huit générations d’horlogers:
Favre-Leuba partage avec d’autres marques de renommée le privilège d’un long passé. Et l’on dit même d’ailleurs que l’écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau était peut-être l’un des heureux détenteurs d’un garde-temps signé Favre. Un ambassadeur de légende Cette légende accompagne effectivement l’histoire de la Maison. En 1765 et dix jours durant, Jean- Jacques Rousseau, en voyage pour l’Angleterre, séjourne chez son ami médecin Abraham Gagnebin, proche parent d’Abraham Favre et de son fils du même nom. Entre balades et autres études botaniques dans les vallons verdoyants des montagnes neuchâteloises, on se plaît à imaginer leurs échanges sur l’art horloger, expression du rapport à la fois énigmatique et familier de l’homme au temps.
Aussi, né en 1712 d’une famille d’horlogers, Rousseau a certainement été intrigué par les prouesses artisanales d’Abraham Favre, d’Abraham Favre fils et de son beaufrère Jacques-Frédéric Houriet. Un témoin de leur art et de leur savoir peut aujourd’hui encore être admiré au Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Une valeur qui ne se dément pas Le charme d’un tel joyau invite à oublier que la fin du 18e siècle fut rude et difficile au vu du contexte historique. Triomphante à Paris, la Révolution française de 1789 divise rapidement les populations, jusque dans les montagnes neuchâteloises. Au Locle comme à La Chaux-de-Fonds, des agitateurs révolutionnaires se frottent aux idées des contre-révolutionnaires.
En dépit des troubles politiques et de la crise économique, la vie continue. En 1795, une lettre de Jacques-Frédéric Houriet atteste qu’il collabore toujours, en toute confiance et avec entière satisfaction, avec Abraham Favre fils, dont il décrit le travail comme empli de «tous ses soins» et de
«tout son talent». Favre démontre ainsi sa valeur et sa maîtrise, des qualités qui se transmettront de génération en génération. Rencontre de deux bâtisseurs Les Favre ne restent cependant pas les seuls acteurs de cette histoire. Au début du 19e, les Leuba rejoignent les Favre pour bâtir ensemble cette entreprise qui deviendra la leur. Ensemble, ils associent compétences commerciales et artisanales pour faire fleurir, en Suisse comme à l’étranger, cette marque qui aura laissé ses traces aux quatre coins du monde. Car si le commerce de l’horlogerie exigeait le souci de qualité et de précision, il demandait aussi depuis toujours un sens aigu des affaires.
Du Locle à Valparaiso, en passant par Moscou, New York, Beyrouth, Bahrein ou Singapour: noms aux consonances exotiques, ils laissent imaginer des périples audacieux, des visites enrichissantes, des impressions survivant au temps. Comme souvenirs de cette conquête des marchés lointains: un passeport de Fritz Favre signé en 1863 à Saint-Pétersbourg sous les ordres de Sa Majesté Impériale Alexandre II, Tsar de toutes les Russies, des timbres estampillés à Londres ou à Panama, des médailles de l’Exposition Universelle de Paris en 1855, une lettre partie chez Fritz Favre au Chili, des récits de voyages de Bombay ou Calcutta... Aucune contrée ne semblait trop éloignée pour faire de cette entreprise familiale une marque internationale. Le papier d’entreprise daté de la fin du 19e, reproduit ici, en témoigne.
Sans redouter les risques des traversées hasardeuses en carrosse, en train, en steamer ou en avion, les Favre et les Leuba ont donc fait commerce avec des régions fort lointaines pour leur époque, expression de leur dynamisme, de leur optimisme à toute épreuve et de l’intensité de leurs activités. FAVRE -LEUBA AUJOUR D’HUI ET DEMAIN Fière aujourd’hui de ses quelque 300 ans d’histoire, la Maison horlogère a vu se succéder huit générations de Favre et de Leuba, avant une courte éclipse vers la fin du vingtième siècle.
La marque au sablier est indépendante depuis le début des années 2000 et affiche clairement son ambition: faire de la manufacture l’une des plus belles marques horlogères suisses du 21e siècle. Emmenée par Clément Brunet-Moret, la Maison Favre-Leuba s’apprête ainsi à retrouver sa place au panthéon de la Haute Horlogerie helvétique. Comme le nouveau CEO l’explique, la recette pour atteindre cet objectif audacieux est simple: «Nous concevons exclusivement des garde-temps que nous avons nous-mêmes envie de porter.» D’ailleurs, il dirige personnellement le comité de création de la marque, fort de quatre passionnés de technicité mécanique. «Nous bénéficions d’une liberté totale, puisque nous n’obéissons à aucune logique de groupe. Seul notre élan créatif dicte nos choix .» L’avenir de toute une branche séculaire Emmenant sa jeune équipe de Maîtres Horlogers, Clément Brunet-Moret veille farouchement au respect du savoir-faire reçu en héritage, conjugué avec maestria aux innovations technologiques. «S’ils portent un regard acéré sur l’horlogerie suisse, c’est bien en cette nouvelle génération de créateurs aussi passionnés que géniaux que réside l’avenir de la branche», explique le CEO, le regard pétillant.
Excellence technique, exclusivité des mouvements, exigence esthétique sans concession, qualité des matériaux inégalée: autant de rigueur qui préside à la reconnaissance d’une marque à l’identité forte. Comme le confie Clément Brunet-Moret : «Une montre Favre-Leuba se découvre petit-à-petit, révélant toute la richesse de ses détails et l’excellence de ses finitions. L’important pour nous est de rester uniques et vrais. Sans artifice.»
Une belle définition de la Haute Horlogerie qui laisse augurer d’un futur radieux… Favre-Leuba, timekeepers since 1718 The 18th century was the century of Enlightenment. Europe teemed with inventors and thinkers, whose genius transformed daring new ideas into crowning achievements. Musicians, artists, philosophers and scientists stamped their times with their courage, passion and remarkable talents.
One of them, Abraham Favre, the founder of today’s Favre-Leuba manufactory, decided to try his hand at making watches. Tucked away in La Chaux-de-Fonds in the Neuchâtel Jura, this church elder became initiated into the complexities of watchmaking in 1718 under the watchful eye of
Mr Gagnebin, an experienced master watchmaker.
Horological knowledge in exchange for a furnished room, polished shoes and firewood for heating up soup; such was the agreement which led to the birth of one of Switzerland’s most prestigious watch brands.
Graduating from passionate enthusiast to specialist, Mr Abraham Favre decided to become a watchmaker. His profession was soon recognized and officially recorded on “the thirtieth of March seventeen thirty-seven” in Le Locle. In a carefully-preserved document, Mr Abraham Sandoz-Genton, solicitor, confirmed that “Mr Abram Favre, son of Mr Abram Favre, church elder and part-time judge of La Chaux-de-Fonds” was officially declared a “watchmaker”. Birth of one of Switzerland’s oldest watch companies This official registration in 1737 represented the first major consecration of a life dedicated to the art of watchmaking as well as the establishment of one of the very first watch companies in Switzerland. Thanks to this ingenious craftsman’s pioneering spirit and strong work ethic, this small company has gone from strength to strength over the eight generations it has been passed down from father to son.
Favre-Leuba has a long, impressive and astonishing history: the first Favre watchmaker mentioned in the notarized acts of 1718, a manufactory officially registered in 1737, a promotion to the position of “Master watchmaker of Le Locle” certified in 1751, a close working relationship until the end of the 18th century with Jacques-Frédéric Houriet, the father of Swiss chronometry, and an unbroken line of eight generations of watchmakers. Like other renowned brands, Favre-Leuba can look back over a long and illustrious history. A legendary ambassador One story is that the writer and philosopher Jean-Jacques Rousseau owned a Favre timepiece. On his way to England in 1765, Jean-Jacques Rousseau spent ten days with his friend Doctor Abraham Gagnebin, a close relative of Abraham Favre and his son who had the same name. Between walks and other botanical studies in the verdant valleys of the Neuchâtel mountains, it is nice to imagine them talking about the art of watchmaking and giving expression to man’s enigmatic and intimate relationship with time. Born in 1712 into a family of watchmakers, Rousseau would certainly have been intrigued by the expertise and craftsmanship displayed by Abraham Favre, his son Abraham and his son-in-law Jacques-Frédéric Houriet. An example of this expertise and craftsmanship is the magnificent 18th century pocket-watch presented here, which is also on display at the International Museum of Horology in La Chaux-de-Fonds. An unfailing value When you admire this beautiful timepiece, it is easy to forget that the end of the 18th century was a violent and dangerous time. Triumphant in Paris, the French Revolution of 1789 had divided the people of France, divisions that were felt as far away as the Neuchâtel mountains. In both Le Locle and La Chaux-de-Fonds, revolutionary agitators clashed with the ideas of the counter-revolutionaries.
Despite the political and economic turmoil, life went on. In 1795, a letter from Jacques-Frédéric Houriet shows that he was still happily and confidently working with Abraham Favre’s son, whose work he described as “meticulous” and “exceptional”. Here was further testimony of Favre’s attention to detail and mastery, qualities that have been transmitted from generation to generation. The meeting of two builders The Favres, however, have not been the only actors in this story. Early in the 19th century, the Leubas joined forces with them and helped build up the company. Under their combined commercial and artistic expertise, the company flourished both in Switzerland and abroad, gaining an international reputation in the process. Besides a concern for quality and precision, the watch trade demanded a keen sense of business.
From Le Locle to Valparaiso, Moscow, New York, Beirut, Bahrain and Singapore: exotic names that conjure up exciting journeys, enriching experiences and enduring impressions. Souvenirs of this conquest of distant markets include Fritz Favre’s passport, stamped in 1863 in Saint- Petersburg on the orders of His Imperial Majesty Alexander II, Tsar of all the Russias, letters sent from London and Panama, medals from the 1855 Universal Exposition in Paris, a letter sent to Fritz Favre in Chile, accounts of journeys from Bombay and Calcutta, etc. No country seemed beyond the reach of this family business, giving it the dimension of a truly international brand. This is shown by the company’s letterhead from the end of the 19th century.
Ignoring the risks of travelling by coach, train, steamer or plane, the Favres and Leubas have conducted business in the remotest regions of the world, thereby confirming their dynamism, unfailing optimism and passionate commitment. FAVRE -LEUBA TODAY AND TOMORROW Proud of its 300-year history, the watch company was managed by eight generations of Favres and Leubas, before a short ”eclipse” at the end of the twentieth century.
The hour-glass brand has been independent since the early 2000’s and has clearly announced its intentions: to make the 290-year-old manufactory one of the leading Swiss watch brands of the 21st century. Now run by Clément Brunet-Moret, Favre-Leuba is preparing to reclaim its place in the pantheon of Swiss haute horlogerie. As the new CEO explains, the method for achieving this bold objective is simple. “We only produce the sort of timekeepers we would like to wear ourselves,” says Clément Brunet-Moret, who also heads the brand’s design committee, a group of four men passionate about technical mechanics. “Since we don’t belong to any group, we are totally independent. Only our creative impulse dictates our choices.” The future of a centuries-old sector Leading his young team of master watchmakers, Clément Brunet-Moret is deeply concerned about safeguarding the company’s inherited savoir-faire, while skilfully combining it with technological innovations. “Although this new generation of passionate and brilliant designers is scathing about Swiss watchmaking, the future of the sector lies in their hands,” the CEO explains with a twinkle in his eye.
Technical brilliance, exclusive movements, uncompromising aesthetic standards, and unsurpassed quality of materials: attributes that are prerequisites for a brand with a strong identity. As Clément Brunet-Moret admits, “A Favre-Leuba watch reveals itself gradually, slowly disclosing its richness of detail and the excellence of its finishing. What is important for us is to remain genuinely unique and
authentic.”
An excellent definition of haute horlogerie that augurs well for a bright future. Favre-Leuba , escribas del tiempo desde 1718 Siglo XVIII, el siglo de las luces. Europa está repleta de investigadores, inventores, creadores y pensadores que transforman con ingenio su audacia en coronamientos. Músicos, artistas, filósofos y científicos dejan a su vez las huellas de su valentía, de sus pasiones y de sus notables talentos.
Entre ellos, Abraham Favre, padre de la actual manufactura Favre-Leuba, decide hacer girar tornillos y agujas para concebir sus primeros relojes. Así, anidado en La Chaux-de-Fonds en el «Jura neuchâtelois», este presbítero se inicia a partir del año 1718 en la complejidad del arte de la relojería, bajo la prudente mirada del señor Gagnebin, maestro experimentado.
La ciencia relojera a cambio de una habitación amueblada, zapatos encerados y leña para calentar la sopa; he ahí el pacto que da origen a una de las marcas más prestigiosas de la relojería suiza. Apasionado y luego especialista, el señor Abraham Favre convierte la relojería en su oficio. En efecto, su profesión es rápidamente reconocida y oficialmente registrada el «trece de marzo de mil setecientos treinta y siete» en Locle. En un documento de archivo excelentemente conservado, el señor Abraham Sandoz-Genton confirma pues que «el señor Abram Favre, hijo del señor Abram Favre, presbítero y juez de refuerzo de La Chaux-de-Fonds» es declarado oficialmente «relojero». Nacimiento de una de las casas relojeras suizas más antiguas 1737, año de gracia que aporta a este ingenioso artesano la primera gran consagración de una vida dedicada a la pasión del arte relojero: el registro oficial de su taller y por consiguiente la fundación de una de las primeras casas relojeras suizas. Gracias a su espíritu pionero y a su esforzado trabajo, su pequeña empresa se desarrolla, cada vez más fuerte, de padre a hijo, durante ocho generaciones.
El impresionante recorrido de la marca plurisecular Favre-Leuba no deja de asombrar: Primer Favre relojero mencionado en las actas notariales de 1718, manufactura registrada oficialmente en 1737, promoción a la categoría de « Maestro relojero de Locle » atestada en 1751, una estrecha colaboración con Jacques-Frédéric Houriet, padre de la cronometría suiza, hasta finales del siglo XVIII, y una descendencia de ocho generaciones de relojeros.
Favre-Leuba comparte con otras marcas de renombre el privilegio de un largo pasado. Y se dice incluso que el escritor y filósofo Jean-Jacques Rousseau era posiblemente uno de los felices poseedores de un reloj de la firma Favre. Un embajador de leyenda Esta leyenda, acompaña efectivamente la historia de la Casa. En 1765 y durante un período de diez días, Jean-Jacques Rousseau, de viaje por Inglaterra, se hospeda en casa de su amigo médico Abraham Gagnebin, pariente cercano de Abraham Favre y de su hijo del mismo nombre. Entre paseos y otros estudios botánicos por los pequeños valles verdes de las montañas de Neuchâtel, place imaginar sus intercambios sobre el arte relojero, expresión de la relación a la vez enigmática y familiar del hombre con el tiempo. Nacido en 1712 en una familia de relojeros, a
Rousseau le intrigaban también ciertamente las proezas artesanales de Abraham Favre, de Abraham Favre hijo y de su cuñado Jacques Fréderic Houriet. Hoy en día todavía se puede admirar un testimonio de su arte y su conocimiento en el Museo Internacional de Relojería en La Chaux-de-Fonds: el antiguo reloj aquí presente. Un valor irrefutable El encanto de semejante joya induce a olvidar que el final del siglo XVIII fue duro y difícil, visto su contexto histórico. Triunfante en París, la Revolución francesa de 1789 divide rápidamente las poblaciones, incluso en las montañas de Neuchâtel. Tanto en Locle como en La Chaux-de-Fonds, agitadores revolucionarios atacan las ideas de los contrarrevolucionarios.
A pesar de los conflictos políticos y de la crisis económica, la vida sigue. En 1795, una carta de Jacques-Frédéric Houriet atestigua que él sigue colaborando, con toda confianza y plena satisfacción, con Abraham Favre hijo, cuyo trabajo describe como repleto de «todos sus cuidados» y de «todo su talento». Favre demuestra así su valor y su maestría, cualidades que se transmitirán de generación en generación. Encuentro de dos constructores Los Favre, sin embargo, no son los únicos protagonistas de esta historia. A principios del siglo XIX, los Leuba se unen a los Favre para levantar juntos esa empresa que será la suya. Juntos asocian competencias comerciales y artesanales para hacer florecer, tanto en Suiza como en el extranjero, esta marca que habrá dejado sus huellas en los cuatro confines del mundo. Ya que si el comercio de la relojería obligaba a preocuparse de la calidad y la precisión, exigía también desde siempre un sentido agudo de los negocios.
De Locle a Valparaiso, pasando por Moscú, Nueva York, Beirut, Bahrein o Singapur, nombres de consonancias exóticas permiten imaginar audaces periplos, visitas enriquecedoras, e impresiones que sobreviven al tiempo. Como recuerdos de esta conquista de mercados lejanos: un pasaporte de Fritz Favre firmado en 1863 en San Petesburgo, por orden de Su Majestad Imperial Alejandro II, zar de todas las Rusias, estampillas de Londres o Panamá, medallas de la Exposición Universal de París en 1855, una carta dirigida a Fritz Favre en Chile, recibos de viajes de Bombay o Calcuta… Ningún lugar parecía demasiado lejano para convertir esta empresa familiar en una marca internacional. El documento empresarial fechado a finales del siglo XIX, reproducido aquí, lo atestigua. Sin temor a los riesgos de las peligrosas travesías en carroza, tren, vapor o avión, los Favre y los Leuba hicieron negocios en lugares muy alejados para su época, haciendo gala de su dinamismo, su inquebrantable optimismo y de la intensidad de sus actividades. FAVRE-LEUBA HOY Y MAÑANA Orgullosa hoy de sus trescientos años de historia, la Casa relojera ha visto sucederse ocho generaciones de Favre y de Leuba, antes de un breve eclipse a finales del siglo veinte.
La marca del reloj de arena es independiente desde el principio de los 2000 y expresa claramente su ambición de convertir la manufactura en una de las marcas relojeras suizas más hermosas del siglo XXI.
De la mano en adelante de Clément Brunet-Moret, la Casa Favre-Leuba se dispone de ese modo a recuperar su lugar en el panteón de la Alta Relojería helvética. Como lo explica el nuevo gerente, la receta para alcanzar dicho audaz objetivo es simple : «Nos limitamos a concebir relojes, que a nosotros mismos nos gustaría llevar.» Además, dirige personalmente la junta creativa de la marca, formada por cuatro apasionados de la técnica mecánica. «Gozamos de una libertad total, puesto que no obedecemos ninguna lógica de grupo. Sólo nuestro impulso creativo dicta nuestras elecciones.» |
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